lundi, mars 09, 2009

Paris



















Que faire quand les murs de la ville
Murmurent ton nom
Quand des bouches d’égo
Me disent de jeter l’éponge
Changer de ville et d’argot
Suffirait il à te plaire

Que faire
Face aux murs de la ville
Des lamentations
Qui à force font mal au front

Paris est une ville ou l’on aime vraiment qu’une fois
Paris est une ville ou l’on s’aime pour la dernière fois
J’ai remonté ses avenues comme tes jambes
Arrivé sous l’arc ce n’est plus un triomphe

Paris est une ville ou l’on aime vraiment qu’une fois
Paris est une ville ou l’on s’aime pour la dernière fois
J’ai dénoué ses mystères comme tes cheveux
Et me voilà dans la file des invalides

Que faire quand les murs de la ville
Se pressent autour de moi
A me dire que je suis bien futile
Car eux seront toujours là

A regarder vivre et souffrir
les crevards et les putains
Tous à la traine de la ville immense
Cette belle et somptueuse catin

Paris est une ville ou l’on aime vraiment qu’une fois
Paris est une ville ou l’on s’aime pour la dernière fois
J’ai remonté ses avenues comme tes jambes
Arrivé sous l’arc ce n’est plus un triomphe

Paris est une ville ou l’on aime vraiment qu’une fois
Paris est une ville ou l’on s’aime pour la dernière fois
J’ai dénoué ses mystères comme tes cheveux
Et me voilà dans la file des invalides.

1 commentaires:

colibri a dit…

C'est étrange, j'ai écrit, il y a quelques années, plusieurs poèmes semblables, plus "féminins", évidemment... A croire que Paris est une ville (dés)Amour(s). Même moi,"il" ne m'aime plus ! Je dors quand même de l'autre côté de la rue, histoire de rester en vue... PS Je pense que c'était par erreur que vous vous êtes abonné à mon blog culinaire (!), je ne m'étonne donc pas de votre désabonnement. En revanche, j'ai commencé à lire vos poèmes, je continuerai donc à vous suivre... Et peut-être, un jour, ouvrirai-je également mon "TEMPS DE NOISETTES (poèmes)" au public...
PPS le dernier Dylan "revisited" est super au niveau de l'orchestration et de la voix... J'aime bien toutes ses bal(l)ades, ma préférée reste "desolation row"...