lundi, juin 01, 2009

Les Heures passent


















Je mène une vie divine
Nomade d’entre les nomades
Etranger dans un monde étrange.
Plongé au cœur même de la zone des combats
Je garde les yeux ouverts
Pour m’habituer à l’obscurité
Au bout de la ligne, à chaque ligne
Je pêche ma survie

Les heures passent
Et rien n’est inconnu
Notre fuite est un film déjà-vu
Par des foules, qui filent en trombe
Nous ne sommes que des lignes de fuites

Je mène la vie divine
Celle d’un prophète maigre
Économe de son souffle
En prévisions des jours
Où nous courrons tous très vite
Fuyant le bonheur
De nos apocalypses quotidiennes et domestiques

4 commentaires:

colibri a dit…

Pas toujours facile d'avoir le courage de fuir les contingences quotidiennes... Providentielles, les lignes de fuites : même floues, elles sont rarement sans issue... Comme sur cette belle photo, où la lumière nous accompagne tout au long du couloir et nous attend au-delà même de la porte... fermée... Pourquoi tant de désespérance toujours ? Merci de partager un si beau texte, Alexandre...

colibri a dit…

PS au commentaire que je t'ai laissé chez moi : finalement, plus qu'une question, c'est plutôt une constatation quand je dis "pourquoi tant de désespérance toujours"... Vanité des vanités, la quête du bonheur, je suis d'accord avec toi... Mais, pour ne pas sombrer dans la vacuité, il reste ces petites joies passagères qui nous donnent simplement l'impression de "vivre" quelquefois, plus que de survivre seulement... C'est bizarre que cette désespérance chez les autres me fasse mal, alors que mes propres poèmes, sont, eux, sont effrayants dans ce sens, à ce qu'on m'a dit...

Marjolaine a dit…

Moi, je trouve que la vie est belle, pourquoi s'en priver?
Mais elle n'est pas belle en soit, il faut la trouver belle. C'est un combat quotidien contre les heures qui passent.

Pablo (yo) a dit…

Great blog!!
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Thanks,
Pablo from Argentina