mardi, août 31, 2010

Devenez passants






















1
Dis- moi l’ami est ce que c’est vrai ?
Qu’on l’a prise la bastille
Est ce que le monde est meilleur depuis ?
Est ce que l’homme à changé aussi ?

Il semble que les beaux discours
Sont des rentes certaines
Pour qu’on nous serve jour après jour
Les mêmes antiennes

Refrain: Que m’importe toutes les mitrailles
Des marchands d’espoir
Qui baladent les humbles
Comme le vent promène
Des fétus de paille

Que m’importe, toutes ces idoles
toutes ces marchandises
Ce n’est que du sable entre nos mains
De simple passant
Devenez passants

2
Tu vois l’ami, je peux le dire
Les machines ont déjà gagné
Haïssons nous la vie ?
Pour que l’amour nous ait quitté

La folie s'empare de moi
après s'être emparé du reste
nous ne savons même plus pourquoi
Et moi je sens venir la peste

mercredi, mars 03, 2010

Loin de nous
























A quoi peut bien servir ma voix
d'enragé volontaire
peut on échapper au poids
d'une indicible colère

mes mains ont elles encore la force
de caresser ton corps prés de moi
après ces journées de négoce
qui prennent tout et me laisse quoi
la vie me semble

bien loin, mais alors bien loin de nous

il sont biens beaux nos révolutionnaires
gavés et repus depuis quarante ans
tous devenus publicitaires
ou autre chose mais toujours président

tous ces médiocres petits nazis
dont les bureaux méritent la bombe
architectes d'un monde sali
quand je les vois je passe en trombe
la vie me semble


bien loin, mais alors bien loin de nous

A quoi peut bien servir ma voix
d'enragé volontaire
à parler à ceux qui comme moi
ne font que semblant de se taire

ce soir un ciel de feu resplendit
à l'instant même où j'écris ces lignes
je pense à vous tous les maudis
les oubliés jugés indignes
la vie me semble

bien loin, mais alors bien loin de nous

lundi, septembre 14, 2009

11 novembre






















J'ai cassé ma pipe un soir d'été
dans un magnifique champ de blé
et sous un soleil rougeoyant
j'ai vu la terre se gorger de mon sang

rassure toi je n'ai pas souffert
ma chair éparpillée
au quatre coin de la terre
en un éclair

je laisse une belle
belle désormais pour les autres
car pour aimer il faut un corps
et de corps je n'en ai plus
même pas pour la science
qui fait très bien son boulot en silence
car l'obus que j'ai pris en pleine poire
n'a rien laissé de ma mémoire
je laisse une belle
belle désormais pour les autres

une poignée de va-t-en guerre
me disait qu'à tous les coups l'uniforme
m'irait comme un gant
ils en étaient à leurs derniers verres

quelques Absinthes plus tard
on m'embarquait sans crier gare
ai-je seulement dis au revoir
à ma mère

je laisse une belle
belle désormais pour les autres
car pour aimer il faut un corps
et de corps je n'en ai plus
même pas pour la science
qui fait très bien son boulot en silence
car l'obus que j'ai pris en pleine poire
n'a rien laissé de ma mémoire
je laisse une belle
belle désormais pour les autres

ils n'ont retrouvé que mon pantalon
accroché à un p'tit pommier
mon pantalon sans ses boutons
maculés de sang séché

ils n'ont retrouvé que mon pantalon
seul sans son bonhomme
un pantalon ça à l'air con
dans une plaine de la somme

je laisse une belle
belle désormais pour les autres
car pour aimer il faut un corps
et de corps je n'en ai plus
même pas pour la science
qui fait très bien son boulot en silence
car l'obus que j'ai pris en pleine poire
n'a rien laissé de ma mémoire
je laisse une belle
belle désormais pour les autres

lundi, juin 01, 2009

Les Heures passent


















Je mène une vie divine
Nomade d’entre les nomades
Etranger dans un monde étrange.
Plongé au cœur même de la zone des combats
Je garde les yeux ouverts
Pour m’habituer à l’obscurité
Au bout de la ligne, à chaque ligne
Je pêche ma survie

Les heures passent
Et rien n’est inconnu
Notre fuite est un film déjà-vu
Par des foules, qui filent en trombe
Nous ne sommes que des lignes de fuites

Je mène la vie divine
Celle d’un prophète maigre
Économe de son souffle
En prévisions des jours
Où nous courrons tous très vite
Fuyant le bonheur
De nos apocalypses quotidiennes et domestiques

jeudi, avril 02, 2009

Une aube rouge et sale
























Assis sur cette branche pourrie
libre égale et fraternelle
je me demande presque abruti
qui est dans l'trou, qui tient la pelle

Parce qu'on t'a vendu le mirage
d'un petit bonheur hédoniste
petit homme où va ta rage
c'était quand le dernier tour de piste

je n'en veux même plus aux menteurs
pire sont ceux qui les croient
le principe est de nous faire peur
le danger serait d'avoir la foi

j'veux voir du sang couler dans les palais
j'veux voir leurs gueules devenir pâles
j'veux voir le soleil se lever
sur une aube rouge et sale...

j'veux voir du sang couler dans les palais
j'veux voir leurs gueules devenir pâles
j'veux voir le soleil se refléter
dans des caniveaux rouge et sale...

allons nous longtemps délaisser
le monopole du cri sublime
à quelques cerveaux atrophiés
jouant si bien l'rôle des victimes

De la place colonel Fabien
A la mairie de Neuilly/Seine
la pièce s'écrit d'une seule main
à l'encre fétide de nos peines

En attendant l'retour du Christ
Des B 52 feraient l'affaire
Du napalm sur des extrémistes
Est-ce le paradis ou l'enfer?

j'veux voir du sang couler dans les palais
j'veux voir leurs gueules devenir pâles
j'veux voir le soleil se lever
sur une aube rouge et sale...

j'veux voir du sang couler dans les palais
j'veux voir leurs gueules devenir pâles
j'veux voir le soleil se refléter
dans des caniveaux rouge et sale...

lundi, mars 23, 2009

la république populaire de France






















La joie de vivre par satellite
un bonheur en kit suédois
Le droit au plaisir sans contrainte
Le droit immanent d’avoir tous les droits

Allons faites un petit effort
Que voulez-vous que l’on vous offre
Nous avons banni le doute
Ne me dites pas que vous êtes
Philosophe…

Et donc malade
On se demande bien pourquoi
Au paradis des bonnes consciences
En république populaire de France

Ce sont vos yeux qui vous trahissent
À toujours courir les photons
À chevaucher des walkyries
Et des rêves qui vous font dire

Quelle révolution feriez-vous
Puisqu’elle est discours officiel
Que ce sont nos profs et la télé qui nous enseignent
Que l’armée et la religion ça pu et ça rend con

Vous êtes malade
On se demande bien pourquoi
Au paradis des bonnes consciences
En république populaire de France

Vous serez donc rééduqué
Au bonheur de l’humanité
United colors of ta mère
Et quelques places pour un concert de soutien
Aux vieux croutons de la chanson humanitaire

Si les apparatchiks de la culture subventionné
Vous font gerber…

Vous êtes malade
On se demande bien pourquoi
Au paradis des bonnes consciences
En république populaire de France

lundi, mars 16, 2009

Pensées, poèmes et aphorismes du jour







Petite phrase ( entendu lors d'un concert)

" Ta gueule et chante!"

Pensée 1

j'aime les anarchistes, ce sont les enfants déshérités de "la mort de Dieu".
Ils ne se sont jamais adressés à quelqu'un d'autre, n'est ce pas le propre d'un enfant d'en vouloir à son père.

Pensée 2

Si la vérité existe aujourd'hui, elle appartient à quelques humbles qui en ignorent la possession.

Pensée 3

En un sens je n'aspire qu'à toujours plus de solitude. Un rapport aux autres formel, sans engagements, exempt de confidences. Ils sont les obstacles d'un slalom géant, la ligne d'arrivée étant la pensée pure.

Pensée 4

Bien entendu au pays des droits de l'homme, les assassins ont le droit de chanter à condition d'être de gauche...

Pensée 5

Quand la serre de la peur devient une main bienveillante...


A méditer ces jours-ci:

" Alors quoi? L'incendie?
non la vie chère suffira, à la longue"

Pierre Drieu la Rochelle.


Petit poème urbain composé d'un bon pas:

Je laisse mon cœur se prendre à nos cinémas de quartier
des paranoïaques s'agitent et me guettent
pas de chance pour eux.

je ne suis pas une victime de la société
mon cœur est une épée
la foudre est mon allier.

Sans une émotion particulière
je vois leurs têtes éclater
comme des pastèques
sous une masse indigène.

Pensée 6

Quand on aime, on ne sent plus les coups
on les désire par humour.

Pensée 7

Si les tôle ondulait, les vaches aussi...

Pensée 8

je passe mon temps à gueuler, vitupérer, criant ma rage et mon désespoir
par éducation je le fais dans ma tête.

Pensée 9

je sifflais tranquille par les chemins et les dunes, la vie soufflait dans mes voiles
son chant presque partisan.